Abraham sortit d’Ur, grande cité mésopotamienne, pour un très grand voyage culturel : on peut y reconnaître le pâtre et l’agriculteur. Sur la scène de l’histoire, nous le voyons quitter la vieille cité suméro-accadienne, s’appuyant sur sa houlette et, dans sa besace, des graines et des boutures multiples. Ils eut soin de les choisir et d’en faire un thesaurus ; il eut, sûrement, à psalmodier la geste de Gilgamesh et de ceux qui avaient eu le mérite d’engager des scribes pour la fixation des écritures syllabiques sur des tablettes d’argile tendre, à l’aide de roseaux dûment taillés. Pour en garantir la pérennité, on mettait au four ces supports de terre, chargés de messages, d’images et de symboles. On s’en servait pour gérer les affaires des hommes, tant pour le Profane ou que pour le Sacré. Abraham avait sans doute entendu parler d’Hammourabi et de son code, qui reconnaissait à la femme la qualité d’un être humain à part entière et assurait la protection de la veuve, de l’enfant et de l’esclave.

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En parlant de Carthage, de sa fondation, de sa topographie et de son histoire, nombreux auteurs de l’Antiquité gréco-romaine mentionnent le toponyme Byrsa dont l’étymologie demeure l’objet d’une vive discussion: deux thèses en présence; les uns y reconnaissent un nom d’origine grecque qui signifie « cuir ou peau de boeuf », interprétation qui se trouve rattachée à la naissance de Carthage telle que racontée par (Justin, XVIII, 8, 9).

Pour présenter le fait religieux à Carthage et dans le monde punique, l’historien dispose d’une information abondante et précieuse, fournie par des sources différentes et complémentaire. Leurs apports conjugués permettent

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